Historique du domaine

Ce parc de 15 hectares s’étend sur la commune de Buellas, à 6km à l'ouest de Bourg-en-Bresse, chef-lieu du département de l'Ain.

La Famille de la Teyssonnière est l'une des plus anciennes de la Dombes. Le mot "Teyssonnière" aux orthographes diverses apparaît pour la première fois près de Buellas lors de la construction d'une maison forte en 1290. Etienne de la Teyssonnière construit en ce lieu vers 1346, un château en brique plusieurs fois reconstruit selon le style des siècles; il subsiste encore de nos jours après avoir été dévasté sous la Révolution. Ce lieu fut sans doute fréquenté par les blaireaux appelés en langage ancien "teyssons", mot d'origine latine (tasso ou taxo). Le nom de cette famille est attaché à deux grandes figures:

- Guillaume de la Tayssonnière.
- Charles-Agricol-Nestor de Lateyssonnière.

Guillaume, né vers 1530, soldat par profession et poète par tempérament est un gentilhomme dombiste influencé par le poète et humaniste italien Pétrarque. Il est surtout l'auteur des "Amoureuses Occupations". Tout comme la poétesse de l'Ecole lyonnaise Louise Labé, il est considéré comme un poète de l'Amour. Il meurt vers 1586.

Charles-Agricol-Nestor de Lateyssonnière naquit à Bourg-en-Bresse le 1er septembre 1777 au 23 de la rue Bourgmayer. Il était le fils de Charles-Claude, Comte de la Teyssonnière et de Marie-Claudine-Constance de Marron de Belvey. Après de brillantes études au Collège Royal Militaire d'Auxerre, il fut reçu à l'Ecole Centrale des Travaux Publics, la future Ecole Polytechnique.

Ingénieur hydrographe, il s'occupe du tracé de la réalisation du canal de l'Ourcq à Paris

Agé de 22 ans, il revint en Dombes gérer un important patrimoine, ses terres couvrant le tiers de la commune de Buellas. Admis à la Société d'Emulation et d'Agriculture de l'Ain (février 1804), il en fut durant 40 ans un des membres actifs et assidus.

On lui doit en effet un grand nombre de communications sur le progrès de l'industrie et de l'agriculture dans le domaine de l'hydrographie.   .../...

Maire de Buellas de 1813 à 1819, il fit reconstruire le château de ses ancêtres détruit sous la Révolution. Marié en 1808 et père de 3 enfants, il fut en 1816 Conseiller d'arrondissement puis Conseiller général en 1821. Il exerça même les fonctions de Conseiller municipal de Bourg-en-Bresse, dont une rue porte son nom.
On lui doit un "Abrégé de l'Histoire de Bresse et du Bugey" de l'Abbé P.F. Gacon (1815); puis "l'Histoire du Pays de Gex, du Franc-Lyonnais et de la Dombes". En 1838, il publiait le premier volume de ses "Recherches Historiques". Ses quatre autres volumes suivirent de 1840 à 1844.
Malgré la maladie, il tint à réunir réflexions et lectures de toute une vie sous le titre: "Conseils de Religion et de Morale pour tous les jours de l'année". Cet esprit éclairé et distingué, à l'origine de la création de ce parc d’agrément, s’éteignit le 19 décembre 1845 dans l'hôtel particulier de la rue Bourgmayer où il vit le jour. Aujourd'hui, ce site abrite la Direction Départementale de l'Equipement.

Le Parc

Le comte Joseph-Henri de la Teyssonnière et le jardinier du château, à Buellas, sont déportés en1944; un an plus tard, ils peuvent rentrer. Le comte quitte la région et s'installe entre Carcassonne et la Méditerranée. Cela a pour conséquence l'abandon du château et du parc. Quant à la nature, elle reprend vite ses droits...
Mais en 1957, le Docteur Auplat, son épouse et leurs deux fils découvrent le château et le parc qui s'est transformé en jungle. Le radiologue achète la propriété en 1958; désormais, le voilà quelquefois ingénieur, puis botaniste pour tout remettre en activité.
Par exemple:
- travaux de deblayement et d’aménagement.
- installation d'un réseau de canalisations(4km).
- forage d'un puits de 30m pour capter l'eau.
Des végétaux disparus et rares sont réimplantés (azalées, rhododendrons, cyprès et érables du Japon).
Grâce à ce travail de titan, les premiers visiteurs peuvent être accueillis en 1980. Beaucoup de choses vont voir le jour: des jardins japonais(création d’Erick Borja), un jardin d'hiver et.... des places de parking.
En automne1988 a lieu l'inauguration officielle. En 1997, le Docteur Auplat vient à décéder; le fils aîné, un paysagiste et un jardinier poursuivent l’œuvre entreprise par Monsieur Auplat. Des haies et des espaces sont créés, des plans de circulation tracés et des plaquettes pour les visiteurs éditées. La tempête de 1999 a abattu plus de 130 arbres... Les années suivantes sont consacrées à la remise en état et donc, à des dépenses imprévues. Des choix sont à faire, des priorités s'imposent (site internet, création de nouvelles documentations). Malgré tout, un soin particulier sera apporté à l'art japonais du parc, suivant la volonté du Docteur Auplat (les cinq pierres, le pont, les pièces d'eau et le jardin Zen).   .../...



Le Château*

Etienne de la Teyssonnière construisit vers 1317 un château fort en brique entouré de fossés à l'emplacement d'une maison forte primitive en bois occupée par son père Guillaume surnommé "le Beau", considéré par Samuel Guichenon comme la "souche" de cette famille qui conservera ses terres jusque au XXe siècle.

Des transformations successives et la reconstruction du bâtiment après la Révolution ont remplacé le château fortifié entourant une cour centrale par une résidence classique éclairée de grandes portes-fenêtres, ouvertes à la lumière, plus agréable à habiter.
Le corps central a été complété sous la Restauration par deux ailes symétriques donnant à la façade son aspect régulier de style XVIIIe; ce fut l’œuvre de Charles-Agricol-Nestor, célèbre par ses travaux d'agronomie et son ouvrage monumental "Recherche historiques sur le département de l'Ain", puis de son petit-fils Marc-Edouard.
Les toitures d'ardoises sont percées de lucarnes dont la plus grande, au centre, porte les armoiries de la famille: "Party emmanché d'or et de gueules", partiellement détruites lors d'une tornade il y a une vingtaine d'année.

*Ce dernier se visite pas.

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