Le Parc botanique

Flânerie- Zen- Fleurs

Créé au XIXe siècle, le parc paysager est inspiré de ses homologues anglais. Pelouses et bosquets de conifères, ou d'arbres à feuillage caduc, alternent sur 15 hectares avec des pièces d'eau. Au détour d'un sentier, on découvrira aussi un pavillon de musique néo-classique, devant lequel s’étend une perspective gazonnée.

Le visiteur empruntera une passerelle romantique sur un isthme de la pièce d'eau centrale, aux extraordinaires nénuphars fleuris en été. Des pièces d'eau, il y en a d'autres, étendues variées, reliées par un ruisseau et partiellement alimentées en été par un puits profond de 30m.

Ici et là, des trouées pratiquées au travers des frondaisons, surprennent le curieux, en particulier celle donnant sur le clocher roman très typique de l'église de Buellas, illuminé en soirée (site à visiter).
De nombreux bancs de repos ont été prévus, en zones d'ombre ou au soleil, selon le bon plaisir du promeneur.
Enfin, on ne manquera pas l'Orangerie où l'on profitera des terrasses avec tables, permettant la dégustation de boissons fraîches.

La Flore

Deux dominantes caractérisent la végétation: les conifères et autres persistants, les arbustes de terre de bruyère, azalées, rhododendrons, magnolias, etc...
Les conifères donnent au parc sa parure permanente, hiver comme été. Parmi les grands arbres:
- pins sylvestres, noirs d'Autriche, de Lord Weymouth, de Griffith, bleutés.
- sapins, en particulier de Douglas, géants de Vancouver, pectinés, de Nordmann.
- épicéas de Serbie, thuyas géants bien adaptés au terrain argileux, très nombreuses variétés de cyprès de Lawson, verts, bleus ou dorés; cryptomérias et mélèzes du Japon, tsugas, genévriers érigés ou rampants, ifs variés en sous-bois et un centenaire sous lequel passe une allée carrossable.

Parmi les arbustes à feuillage persistant: éléagnus, photinias, troènes panachés, une collection de houx verts, dorés ou argentés, quelquefois sans épines (à feuillage de camélias), berbéris, 24 variétés de bambous aux rives des pièces d'eau...

Les plantes de terre de bruyère fleurissant au printemps à exposition ombragée comprennent un ensemble très riche de 300 variétés de rhododendrons, azalées japonaises et azalées caduques aux tonalités flamboyantes, soit environ 1500 sujets; s'y ajoutent les piéris ou andromèdes, kalmias, daphnés, enkiantus, érables du Japon. En automne, les hydrangéas prennent le relais avec hortensias, althéas, buddleyas et céanothes.

Les arbres feuillus sont représentés par les chênes, peupliers, érables, frênes, hêtres, merisiers, charmes, bouleaux, robiniers, tulipiers, saules. De nombreuses variétés à feuillage décoratif en permanence ou particulièrement à l'automne comme le chêne d'Amérique, les parrotias de Perse, les viornes et amélanchiers complètent le décor; mélèzes, cyprès chauves, métaséquoias et gingko bilboa ou arbres aux 40 écus sont des conifères curieux à feuilles caduques, spectaculaires au printemps et à l'automne.

Arbres et arbustes sont répartis en bosquets ou massifs boisés qui occupent environ la moitié des 15 hectares du parc. Prés, pelouses et pièces d'eau se repartissent harmonieusement le reste de cette superficie, où serpentent 6 km d'allées et de sentiers de promenade.

Entre la Bresse gourmande et les 1000 étangs de la Dombes, le parc de la Teyssonnière est unique par sa superficie (15 hectares), ses nombreuses espèces d'arbres et d'arbustes, sa collection d'azalées, magnolias et rhododendrons (300 variétés), ses pièces d'eau, son Pavillon de musique.

Château XVIIIe (Ne se visite pas).

L'origine des arbres et leurs noms

Avant les arbres, il y a 450 millions d'années, il y avait les algues, les mousses, les fougères et toutes les plantes sans fleurs, sans ovules et sans graines. Les arbres sont apparus sur terre à la fin du << dévonien >> (350 millions d'années) et plus abondamment à l' ère carbonifère il y a 250 millions d'années. Ils résultent d'une évolution capitale, puisqu'ils se reproduisent avec des fleurs et des graines.
La graine, transportée par le vent ou les oiseaux, étend l' ère du peuplement.
L'introduction des arbres d'abord utilitaires comme le figuier, le noyer ou le cerisier, débute avec les conquêtes romaines :
en effet, les Romains ramènent le cerisier du Pont-Euxin, le pommier et le noyer de Grèce où ils avaient été implantés.
Les Croisades jouent un rôle non négligeable :
les Croisés ramènent le pêcher et l' oranger, dont les fruits étaient connus et fort chers.

Les noms français sont issus soit de nom gréco-latins (cerisier, cytise) soit de mots plus anciens encore, d'origine indo-européenne (aulne, alisier et orme) soit  de mots arabes (abricotier, oranger, sophora) ou de leur nom local pour des arbres importés (aralia, jaracanda) comme le magnolia ; ils pensent descendre du nom d'un botaniste célèbre : ici, Monsieur Magnol.
Les noms latins ou latinisés (avec quelquefois des origines grecques) ont été donné afin de préciser les espèces dans un langage universel. Ce principe en  a été établi par le botaniste suédois Carl von Linné et publié en 1753 ; il s'apparente aux systèmes << nom de famille-prénom >> où le nom de famille serait ici le nom du genre en latin, avec la première lettre en majuscule.
Exemple : Betula, pour le genre des Bouleaux.

Aimons et sachons observer la nature !

Il faut du temps, beaucoup de temps pour qu'un arbre pousse.
Il en faut très peu pour l'abattre...

Sans aller peut-être jusqu’à la pensée de Beethoven << je préfère un arbre à un homme, au moins il ne ment pas >>, respectons la Nature, ses arbres, sa verdure, ses fleurs et ses
parcs !

Agréable visite !

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